Catalogue / Livres du XVe au XVIIe siècle / Histoire
C. IVLI || CAESARIS || RERVM AB SE || GESTARVM || COMMEN- || TARII || * || Quæ hoc volumine continentur, & quid huic editioni acceƒƒerit ƒe || quens pagella indicabit. || [marque] || LVGDVNI, || APVD ANT. GRYPHIVM. || M.D.LXXVI [1576].
In-16 de (32), 903, (49 index), (2 r° bl., marque au v°) p. (6 bl.) p.
Maroquin rouge foncé de l’époque, plats dans encadrement doré entièrement ornés d’un déclor floral stylisé composé de filets droits et courbes dorés et de fleurons azurés, champ semé d’étoiles et de fleurettes, médaillon central, trace de liense ; dos à trois nerfs muet richement ornés d'un joli décor de fers piriformes azurés et petites étoiles dorées, tranches dorées à réserves et ciselées avec motifs feuillagés reprenant les motifs du dos. Légers frottis aux charnières.
Edition très rare : Baudrier ne cite que l’exemplaire du British Museum.
5 figures à pleine page et 2 grandes cartes repliées de l’Hispania et de la Gaule.
Volume renfermant la Guerre des Gaules et la Guerre civile de César, ainsi que les compléments aux Commentaires de César par Azulus Hirtius, l’ami de Cicéron et lieutenant de César, qui l’a chargé souvent de missions et négociations délicates.
On attribue à Hirtius le huitième livre de la Guerre des Gaules dans les Commentaires de César, et les Guerres d’Alexandrie, d’Afrique et d’Espagne, dans le même recueil ; cependant certains critiques donnent à Oppius les compléments de l’Œuvre de César, et en particulier la Guerre d’Afrique.
En outre, l’édition renferme l’index intitulé Veterum Galliæ locorum de R. de Marliano et les notules de F. Morando Sirena et Fulvio Orsini.
Très élégante reliure romaine de l’époque, d’un décor rare, attribuable à l’atelier travaillant pour le pape Pie v (1565-1572) ; on retrouve des fers identiques sur les Canones Concilii Tridentini, 1564 (Bibliotheca Wittockiana, Gand, 1996, p. 25) et sur Cromer, Colloquiorum, 1568 (vente Mortimer Schiff, 1938, n° 1473).
Ces reliures ont été imitées à Venise, vers 1580, par le « maître à l’ovale central » (J. Schunke, Venezianische Renaissance Einbände, 1964, p. 188-190).
BAUDRIER, VIII-368.


